Les lois de l'apprentissage et du conditionnement

 

Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, voici quelques lois de l'apprentissage et du conditionnement, n'hésitez pas à nous poser des questions si ce sujet vous intéresse !

 

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Loi de contiguïté temporelle :
l’animal apprend à anticiper et acquiert une réponse conditionnelle dans la mesure où les deux stimuli (SN stimulus neutre et SI inconditionnel) sont proches dans le temps.
Concrètement, cela signifie que la félicitation doit suivre le comportement immédiatement et pas 10 secondes plus tard, c'est trop tard !

Loi de la répétition :
la réponse conditionnée est d’autant mieux mémorisée que le nombre d’associations entre le SC et le renforcement est élevé
L'association entre la réponse donnée et le renforcement sera d’autant plus efficace qu'elle sera répétée souvent -> quand on cesse de renforcer un comportement, il finit par cesser

=> ces deux lois vont ensemble -> il faut que la répétition soit suivie immédiatement de la contiguïté temporelle

Théorie de la "Gestalt" :

signifie théorie des formes/psychologie de la forme : on mémorise les traits principaux d’une situation. On peut très bien retrouver cette situation avec une partie des traits principaux, retrouver ce qui se passe, même si elle n’est pas absolument identique.

La réaction émotionnelle conditionnée :
Produit à la suite d’un stimulus bien donné, celui qui conditionne l’émotion nécessite une adaptation. Cependant lorsque des réactions émotionnelles (gémissements, tremblements) sont liés à des stimuli favorisant l’apprentissage, on parle de réaction émotionnelle conditionnée.

Ce qui ne veut pas dire que cela est toujours conduit volontairement : la vue de la blouse blanche, d’une piqûre, dans un cabinet vétérinaire, va provoquer une réaction chez un sujet, s’il est déjà venu et même s’il ne connaît pas les lieux. Les phéromones laissées par les anciens visiteurs laissent des informations. Il peut rester immobile, se coucher, trembler de peur, etc.

La loi de l’effet :
les relations (connexions) entre stimuli et réponses qui sont accompagnées ou suivies d’un état satisfaisant pour l’organisme sont renforcées, les autres sont affaiblies. Il en résulte que les conduites entraînant une réussite tendent à se reproduire, les autres à disparaître.

-> quand le sujet aura trouvé la bonne réponse, il va privilégier celle là, mais aussi, à partir de cet apprentissage, on va voir petit à petit les mauvaises réponses disparaître. Elles ne feront plus partie de ce qui est tenté par l’animal et celles qui sont productives, satisfaisantes pour l’animal seront renforcées, auto renforcées par l’animal lui même. Les réponses qui donnent un mauvais résultat (= algique) ou pas de résultat du tout, sont de moins en moins utilisées -> l’effet que donne la réponse conditionne la persistance de ce type de réponse. Ce n’est pas un oubli, le sujet a compris que ce n’est pas la peine d’utiliser un certain nombre de comportements parce qu’ils restent sans effets.

Le shaping (utilisé dans le cadre du clicker training) :
technique de renforcement par approximations successives.
technique par laquelle on apprend à produire un comportement particulier, en renforçant des approximations successives de ce comportement

Méthode qui demande beaucoup de patience, beaucoup moins rapide que les autres :  la motivation doit être forte et attractive, suffisamment pour donner envie au sujet de faire les essais (nourriture derrière une porte).

Exemple de l'enfant qui ne peut pas s’habiller tout seul : il est ensuite félicité de façon exubérante lorsqu’il réussit à mettre son bras dans la manche.

L’habituation :
c’est un des processus d’apprentissage les plus simples
l’habituation résulte de la disparition des réponses motrices non apprises si de nombreux essais s’avèrent toujours infructueux
 

Exemple : l’aquarium séparé en deux par une cloison transparente -> les prédateurs vont essayer d’attaquer les individus présents de l’autre côté. Au bout d’un moment, assez vite, il y aura abandon des comportements de prédation après plusieurs essais infructueux

-> à force de voir un comportement rester sans effet, il cesse de le produire

Attention : ce procédé ne coupe pas pour autant le comportement de prédation : si on enlève la cloison après un certain temps, il y aura reprise du comportement de prédation

L’imitation :
c’est le comportement d’un individu dit M modèle qui induit un comportement identique chez un individu dit O, observateur
ce n’est pas un apprentissage car O ne fait que reproduire le comportement de M, quand bien même il n’en tirerait rien et il ne comprendrait pas ce comportement

-> l’imitation n’est pas forcément productrice – O imite sans qu’il y ait forcément un but, mais il peut y en avoir un tout de même

->se contente de reproduire le comportement adopté par le modèle

L'apprentissage vicariant :
un peu plus compliqué, subtil que l’imitation
O apprend les réponses correctes parmi celles données par M le modèle

-> il profite de l’apprentissage de l’autre pour s’en servir à ses fins propres, sélectionne les réponses correctes

 

 

minute, je reprends mon souffle...

Loi de l’extinction :
le conditionnement disparaît si on omet de fournir le renforcement bien que les réponses soient correctes
Si la réponse donnée par le sujet (homme ou animal) est correcte et qu’on ne renforce pas, on arrive à la fin du comportement

Loi de généralisation :
la réponse conditionnée à un stimulus apparaît aussi suite à un stimulus PRESQUE identique.
On n’apprend pas de manière absolue toutes les caractéristiques d’un stimulus. On peut en reconnaître et en mémoriser les traits principaux et les retrouver dans une situation presque identique.
La nature peut nécessiter des adaptations à cause des variations de lumière, de température, de sons, de formes, de signaux etc. -> le signal sera compris quand même, malgré la pluie, le brouillard, etc.

L’apprentissage par essais – erreurs :
l’animal est dans une situation dans laquelle il doit opérer un choix -> il lui faut trouver la bonne réponse

 -> il en essaie une, elle fonctionne ou pas

 -> si elle n'est pas fructueuse, il en tente une autre et ainsi de suite. Une fois le bon comportement trouvé, il garde en mémoire la réponse adéquate.

 

La loi de discrimination :
des stimuli de plus en plus proches sont administrés jusqu’à atteindre les limites des possibilités de discrimination, en fonction des capacités sensorielles du chien

on peut vérifier expérimentalement que 2 stimuli relativement proches sont identifiés par le sujet comme produisant un effet différent.

Ex : on appelle son chien en raccourcissant de plus en plus son nom ORIKA ! puis RIKA ! suivi de KA ! etc. jusqu’à ce que le chien ne réponde plus

La réponse d’échappement : 
quand le sujet a appris un signal avertisseur de danger, il anticipe. Il peut s’agir de la fuite ou de la menace, peu importe
l’animal peut apprendre la possibilité de se soustraire à un stimulus aversif.
quand il a appris cela, il peut anticiper -> lorsqu'il reçoit un signal avertisseur, il va anticiper par une stratégie d’échappement ou une autre stratégie

Exemple de l’orage : le chien est capable, quelques heures avant, de ressentir la baisse de pression atmosphérique par le biais de son oreille interne -> il est alerté -> il agit en conséquence, fuit, devient agité et peut aller jusqu’à la destruction, ou l’agression comme réponse d’échappement s’il n’a pas de possibilité de fuite.

rien de tel qu'un bon bain par cette chaleur

L’état de détresse acquise :
chez des chiens qui produisent un comportement inhabituel ou inadapté, étonnant pour les propriétaires
état dans lequel se trouve un animal quand, soumis à un ou des stimuli aversifs, ne peut pas trouver la réponse d’échappement

exemple du collier électrique : même s’il se déplace, il ne peut pas échapper à la sanction, il emporte le collier électrique avec lui -> peut être générateur de situation très anxiogène car le chien ne trouve pas la réponse, ce qui génère un état d’angoisse permanent.

La théorie de l’économie :
elle permet d’évaluer la trace laissée par un apprentissage partiellement oublié
- le nombre des essais nécessaire pour ré apprendre (ex : pour répéter une liste) est inférieur au nombre des essais qui avaient été nécessaire à l’apprentissage de cette liste
- le gain exprimé en pourcentage du nombre d’essai initial constitue une évaluation de la trace laissée par le premier apprentissage
- quand on quantifie les essais nécessaires pour réapprendre quelque chose, on constate que le nombre d’essais est inférieur au nombre d’essais initiaux pour apprendre ce quelque chose -> gain d’économie pour parvenir aux mêmes résultats

 

 

Ybis voudrait jouer avec Orika, mais celle-ci lui fait comprendre qu'elle ne veut pas...